Selon les théories anti-capitalistes, les grandes corporations concentrent beaucoup d'efforts à éviter l'interventionnisme gouvernemental. Selon ces mêmes théories, la rumeur d'une nouvelle législation qui changerait les façons de commercialiser leurs produits et services entraîne une augmentation fulgurante du lobbyisme auprès des politiciens, facilement corruptibles. Le cas qui suit démontre que les apparences sont souvent trompeuses.
Un nouveau projet de loi est en voie d'être adopté aux États-Unis. S'il est sanctionné, le Toy Act obligera toutes les compagnies qui souhaitent commercialiser des jouets destinés aux 12 ans et moins à soumettre leurs différents produits à des tests de sécurité. Une opération qui coûtera des milliers de dollars qui pourrait mettre en péril les petits commerces locaux. Par exemple, un retraité de Vermont qui «gosse» des chevaux à même le bois sur son terrain dans le but de la vendre dans sa communauté pourrait être dans l'illégalité s'il vend ses jouets sans les avoir fait tester.
Selon le Porte-parole de la Toy Industry Association, il ne fait aucun doute que la sécurité des enfants est importante et que ses membres se conformaient aux nouvelles dispositions de la Loi. Des journalistes américains qui ont fait leurs devoirs ont découvert que Mattel avait embauché une lobbyiste bien connue dans le but d'imposer aux fabricants les nouveaux tests de sécurité. On apprend également que Hasbro dépense plus de 4,5 millions en frais de lobby. Ces deux compagnies sont parmi les membres les plus influents de la Toy Industry Association.
Mais pourquoi ces compagnies auraient fait des représentations afin de se soumettre volontairement à de nouvelles réglementations? Parce que les gens se tournent de plus en plus vers les biens de consommation produits localement. En plus, on comprend rapidement que les symboles du capitalisme américain qui emploie de la main d'oeuvre bon marché en Orient ne sont pas les favoris pour le type de clientèle qui embrasse le commerce vert et équitale. Ces tests de sécurité sont probablement plus rentables pour ces fabricants de jouets face à la dégringolade de leurs ventes.
La question est maintenant de savoir si le Canada imitera la réglementation américaine, et si non, assisterons-nous à une augmentation de prix ou à une diminution de la durabilité des jouets?
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jeudi 5 février 2009
lundi 15 décembre 2008
Les remorqueurs: une license pour voler (Partie 1)
Surtout lors des périodes déneigement en milieux urbains, les remorqueurs font des petites fortunes à déplacer des véhicules d'une rue à une autre et à vous réclamer une centaine de dollars avant de pouvoir la récupérer.
Sachez que cette pratique est totalement illégale!
En fait, il est officieusement légal de remorquer une voiture dans un endroit sécuritaire protégé par des dispositifs qui vous assure de retrouver votre voiture en bon état. Ces endroits communément appelés «fourrière» sont généralement sous la responsabilité des policiers ou de l'autorité publique en charge du territoire.
Par contre, même si une entente écrite existe entre une Ville ou un commerce pour le remorquage, personne n'est autorisée en toutes circonstances à déplacer votre voiture dans une autre rue, loin de la maison, sans votre consentement. C'est du vol! Et de refuser de vous la remettre sans payer une amende d'une centaine de dollars, c'est de l'extorsion. Appelez immédiatement la police.
Je reviendrai cette semaine sur le remorquage de véhicules et de machinerie lourde puisqu'un cas particulier se retrouve devant la Chambre civile de la Cour du Québec en ce moment puisque les policiers n'ont pas voulu porter d'accusations pour le moment.
Sachez que cette pratique est totalement illégale!
En fait, il est officieusement légal de remorquer une voiture dans un endroit sécuritaire protégé par des dispositifs qui vous assure de retrouver votre voiture en bon état. Ces endroits communément appelés «fourrière» sont généralement sous la responsabilité des policiers ou de l'autorité publique en charge du territoire.
Par contre, même si une entente écrite existe entre une Ville ou un commerce pour le remorquage, personne n'est autorisée en toutes circonstances à déplacer votre voiture dans une autre rue, loin de la maison, sans votre consentement. C'est du vol! Et de refuser de vous la remettre sans payer une amende d'une centaine de dollars, c'est de l'extorsion. Appelez immédiatement la police.
Je reviendrai cette semaine sur le remorquage de véhicules et de machinerie lourde puisqu'un cas particulier se retrouve devant la Chambre civile de la Cour du Québec en ce moment puisque les policiers n'ont pas voulu porter d'accusations pour le moment.
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vendredi 21 novembre 2008
De la jurisprudence à saveur libertarienne
Une nouvelle parue hier sur le site de Radio-Canada a attiré mon attention:
Dans un monde idéal et libertarien, les chicanes entre voisins ne se règleront pas par une réglementation inutile des municipalités. Tout d'abord, il existerait des organismes pour la résolution de conflits qui, à l'image des banques ou des compagnies d'assurance, fixerait des tarifs de médiation et s'organiseraient entre eux. Ainsi, le voisin X et le voisin Z ferait appel aux organismes A et B. Le voisin X réclame à son voisin Z d'arrêter de polluer son terrain via son médiateur de l'organisme A et le voisin Z mandate son médiateur de l'organisme B. Si aucune entente n'est trouvée, le litige pourrait aller devant un arbitre qui pourrait être nommé par un consortium d'organismes de résolution de conflits par exemple.
Bref, je salue ce jugement mais pas les 15 années de procédures nécessaires pour y arriver.
Les résidents du quartier Villeneuve de l'arrondissement Beauport à Québec ont gain de cause sur toute la ligne contre Ciment St-Laurent. La Cour suprême confirme que la cimenterie devra les dédommager pour la poussière et le bruit qu'ils ont endurés durant des années.[...] La Cour suprême reconnaît que l'entreprise n'a pas commis de faute au sens de la loi, mais le résultat de ses actions engageait sa responsabilité. SourceVoilà un exemple à suivre pour des milliers de cas qui opposent les industries aux citoyens. La Cour Suprême a reconnu le droit de jouir de sa propriété privée sans subir l'envahissement des industries voisines qui, elles, débordent largement de leur propriété.
Dans un monde idéal et libertarien, les chicanes entre voisins ne se règleront pas par une réglementation inutile des municipalités. Tout d'abord, il existerait des organismes pour la résolution de conflits qui, à l'image des banques ou des compagnies d'assurance, fixerait des tarifs de médiation et s'organiseraient entre eux. Ainsi, le voisin X et le voisin Z ferait appel aux organismes A et B. Le voisin X réclame à son voisin Z d'arrêter de polluer son terrain via son médiateur de l'organisme A et le voisin Z mandate son médiateur de l'organisme B. Si aucune entente n'est trouvée, le litige pourrait aller devant un arbitre qui pourrait être nommé par un consortium d'organismes de résolution de conflits par exemple.
Bref, je salue ce jugement mais pas les 15 années de procédures nécessaires pour y arriver.
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lundi 20 octobre 2008
Le Canada limite l'usage du Bisphenol A
Le Canada est devenu officiellement le premier pays à limiter l'utilisation du Bisphenol A (BPA), une substance chimique dont le danger pour la santé est encore controversé. «Le ministre fédéral de la Santé, Tony Clement peut maintenant procéder à l'interdiction de l'importation, de la vente et de la promotion de biberons en polycarbonate contenant du bisphénol A.»
Une étude controversée
L'histoire a pris des proportions particulières au Canada lorsque les médias ont publié les résultats d'une étude commandée par un groupe environnementaliste Toxic Nation qui révélait que du BPA trouvé dans 90% des biberons en plastique pour bébé se mélangeait dans les liquides lorsque chauffé.
Selon l'étude, 5-8 ng/ml (parties par millard) de BPA pouvait être libéré. Dans le communiqué de presse, on peut lire qu'une étude récente mentionne que le BPA peut être dommageables à des taux plus bas toutefois le communiqué ne cite pas la source!
Dans une entrevue accordée à Paul Arcand le 31 janvier 2008, Ariel Fenster, professeur de chimie à l'Université McGill, dit: «quand on parle de tranfert, on parle de transfert de quantités minimes, de quantités absolument, on parle de parties par milliard, c'est quantités absolument infimes, l'équivalent de.. pour vous donner une idée une partie par milliard c'est l'équivalent d'une seconde sur 32 ans».
Le site Bisphenol-A.org, sous la direction du American Chemistry Council, propose une bibliographie d'études et d'articles sur le BPA en particulier sur les faibles risques de danger pour la santé.
Dans ce dossier, les médias se sont laissés aller à une véritable campagne de peurologie. Le doute créé, les parents ont préféré laisser de côté l'opinion de milliers de scientifiques et d'organismes publics de santé à travers le monde. Ils ont demandé à Santé Canada de s'occuper du problème et demanderont bientôt à la DPJ d'enfermer les parents qui utilisent des produits qui contiennent du BPA!
L'impact de la limitation
Des compagnies ne pouvant pas se payer de la R&D pour la production de produits sans BPA fermeront leur porte ou cesseront la distribution de produits pour bébés entraînant une baisse de l'offre et des pertes d'emploi.
En plus de l'offre de produits diminuée, les compagnies qui sont en mesure de produire des produits sans BPA refileront la facture de la R&D aux consommateurs qui se retrouveront avec des produits moins durable et une facture plus chère!
D'ailleurs, plusieurs compagnies ont volontairement retirer le BPA des produits pour bébé même s'ils affirment officiellement avoir toujours confiance envers le composé. En plus, il y a encore des gens comme moi qui n'hésiteraient en aucun moment à acheter des produits avec du BPA.
Alors pourquoi devrais-je faire les frais d'une campagne de peurologie organisée par des environnementalistes?
Une étude controversée
L'histoire a pris des proportions particulières au Canada lorsque les médias ont publié les résultats d'une étude commandée par un groupe environnementaliste Toxic Nation qui révélait que du BPA trouvé dans 90% des biberons en plastique pour bébé se mélangeait dans les liquides lorsque chauffé.
Selon l'étude, 5-8 ng/ml (parties par millard) de BPA pouvait être libéré. Dans le communiqué de presse, on peut lire qu'une étude récente mentionne que le BPA peut être dommageables à des taux plus bas toutefois le communiqué ne cite pas la source!
Dans une entrevue accordée à Paul Arcand le 31 janvier 2008, Ariel Fenster, professeur de chimie à l'Université McGill, dit: «quand on parle de tranfert, on parle de transfert de quantités minimes, de quantités absolument, on parle de parties par milliard, c'est quantités absolument infimes, l'équivalent de.. pour vous donner une idée une partie par milliard c'est l'équivalent d'une seconde sur 32 ans».
Le site Bisphenol-A.org, sous la direction du American Chemistry Council, propose une bibliographie d'études et d'articles sur le BPA en particulier sur les faibles risques de danger pour la santé.
Dans ce dossier, les médias se sont laissés aller à une véritable campagne de peurologie. Le doute créé, les parents ont préféré laisser de côté l'opinion de milliers de scientifiques et d'organismes publics de santé à travers le monde. Ils ont demandé à Santé Canada de s'occuper du problème et demanderont bientôt à la DPJ d'enfermer les parents qui utilisent des produits qui contiennent du BPA!
L'impact de la limitation
Des compagnies ne pouvant pas se payer de la R&D pour la production de produits sans BPA fermeront leur porte ou cesseront la distribution de produits pour bébés entraînant une baisse de l'offre et des pertes d'emploi.
En plus de l'offre de produits diminuée, les compagnies qui sont en mesure de produire des produits sans BPA refileront la facture de la R&D aux consommateurs qui se retrouveront avec des produits moins durable et une facture plus chère!
D'ailleurs, plusieurs compagnies ont volontairement retirer le BPA des produits pour bébé même s'ils affirment officiellement avoir toujours confiance envers le composé. En plus, il y a encore des gens comme moi qui n'hésiteraient en aucun moment à acheter des produits avec du BPA.
Alors pourquoi devrais-je faire les frais d'une campagne de peurologie organisée par des environnementalistes?
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samedi 13 septembre 2008
State of Fear de Michael Crichton
Je lis très peu de romans. Mais j'ai toujours été fasciné par les mystères et les thrillers. State of fear ne fait pas dans la subtilité quant à l'histoire. Premièrement, le résumé du dos nous dévoile toute l'intrigue (dawh!). Deuxièmement, l'intrigue en question est prévisible du début jusqu'à la fin. J'imagine que c'est moi qui a trop vu de films policiers!!
La principale qualité de l'oeuvre de Crichton réside dans sa partie pamphlétaire où, se basant des recherches citant environ 170 sources réelles, il remet en question les grands spins médiatico-politique du réchauffement climatique passant de la fonte des glaciers jusqu'à la disparation des espèces animales. Notez que cette version pamphlétaire n'est pas celle de Crichton lui-même, mais d'un des personnages du livre: l'auteur énonce clairement ses positions sur l'environnement et l'écologie à la fin du roman. Il insiste notamment et précisement sur le fait qu'il faut se méfier de la politicalisation de l'environnement en traçant des parallèles avec la théorie de l'eugénisme qui eut court au début du 20e siècle jusqu'à la deuxième guerre mondiale. La théorie de l'eugénisme, qui n'était «qu'un programme de nature sociale maquillé en théorie scientifique» par les médias et l'élite intellectuelle du monde entier, a fait des millions de morts partout dans le monde.
Les passages qui m'ont le plus marqué sont les paroles d'un universitaire qui enseigne «l'écologie de la pensée». Les passages suivants proviennent de la version française publiée chez Pocket dans la collection Thriller.
« [...] Les nations industrialisées fournissent aux populations sécurité, soins médicaux et confort à des niveaux sans précédent. La durée de vie moyenne a augmenté de cinquante pour cent au cours du dernier siècle. Les gens vivent malgré cela dans une peur abjecte. Ils ont peur des inconnus, des maladies, de la criminalité, de l'environnement. Ils ont peur des maisons dans lesquelles ils vivent, de la nourriture qu'ils mangent, de la technologie qui les entoure. Ils sont terrorisés par ce qu'ils ne peuvent même pas voir: les microbes, les produits chimiques, les additifs, les polluants. Ils sont craintifs, nerveux, déprimés. Plus étonnant encore, ils sont convaincus que l'environnement sur toute la planète est en voie de destruction. [...] » page 548.
«[...] Les nations occidentales jouissent d'une extraordinaire sécurité. La population n'en a pourtant pas le sentiment, à cause de ce complexe politico-juridico-médiatique qui est puissant et stable précisément parce qu'il réunit différentes institutions. Les politiciens ont besoin de la peur pour contrôler la population. Les avocats ont besoin de la violence pour plaider et gagner de l'argent. Les médias ont besoin de rumeurs alarmistes pour captiver leur audience. Ces trois institutions réunies sont si persuasives qu'elles reçoivent l'adhésion du public même si la peur qu'elles institlent est sans aucun fondement.[...]» Page 549
«[...] Elles (les universités) avaient un nouveau rôle à jouer: la création de nouvelles peurs. Les universités d'aujourd'hui sont des fabriques de peur. Elles inventent les nouvelles terreurs, les nouvelles appréhensions sociales, les nouveaux codes restrictifs. Les mots qu'il ne faut pas prononcer. Les pensées qu'il ne faut pas avoir. Elles produisent un flot continu d'appréhensions, de dangers, de terreurs qui seront utilisés par les politiciens, les avocats, les journalistes. La nourriture mauvaise pour la santé, les comportements inacceptables. [...] Ces institutions de savoir ont pris un virage à 180° en une génération. C'est proprement impensable. L'État de peur moderne ne pourrait exister s'il n'était alimenté par les universités. Le mode de pensée néo-stalinien exigé pour entretenir tout cela ne peut s'épanouir que dans un environnement restrictif, à l'abri des regards indiscrets, en toute impunité. [...] » page 553
Si j'endosse ce que j'ai cité plus haut, il faudrait que je me pose la question si c'est intentionnel ou non! Et si c'est intentionnel, est-ce que les gens qui créent ces nouvelles peurs, qui les diffusent ou qui s'en font du capital politique sont conscients des impacts de leur campagne de peurologie sur la population? En tant que libertarien, je pense que c'est à la population elle-même de se réveiller et de faire preuve de discernement. Les politiciens devraient être là pour montrer à la population comment se passer d'eux!
Bref, ce que je retiens de State of fear est que les peurs et les consensus sociaux sont basés en grande partie sur la désinformation. Dans le cas des changements climatiques, on parle souvent d'informations basées sur des données de modélisation invérifiables ou erronnées (Après Katrina, on a annoncé de plus en plus d'ouragans, ce qui s'est avéré faux), des demie-vérités (l'Antarctique se réchauffe.. depuis 6000 ans! Ce n'est donc pas nouveau) ou des informations volontairement connues mais cachées (Bien que les côtes de l'Antartique se réchauffe (depuis 6000 ans), le centre de l'Antarctique se refroidi).
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