jeudi 11 septembre 2008

Repent or Burn Forever

Le 11 septembre 2001, LA nouvelle qui m'a marqué n'est pas celle du WTC. À cette époque, j'étudiais au cégep et j'avais donner mon appui à l'association étudiante contre l'ALENA!! On m'avait dit que c'était une mauvaise idée des capitalistes. Cette journée-là, j'ai pensé pendant quelques heures que les USA ne méritaient que ce qu'ils avaient semé (depuis à chaque 11 septembre, je me flagelle tels les moines albinos de l'Opus Deï de l'univers de Dan Brown pour avoir eu ces pensées tellement.. gogauchistes!!)... Non! moi le 11 septembre 2001 c'est une femme du Saguenay qui annonce à TQS qu'elle fera changer son prénom pour Tita qui a marqué ma journée.

Aujourd'hui, j'en ris à chaque 11 septembre pour différentes raisons:
  1. Pauvre Jean-Luc Mongrain qui a dû interrompre la couverture de la plus importante tragédie de l'histoire moderne pour montrer ce reportage sans but.
  2. Pauvre Dominic Maurais, journaliste, qui a dû endurer Bertha pendant que le monde avait les yeux tournés vers la plus importante tragédie de l'histoire moderne.
  3. Pauvre Bertha, devenue Tita, qui a dû demander la permission au gouvernement pour changer son prénom!
Au Québec, notre code civil spécifie avec précision les paramètres de prénoms et de nom de famille. Le Directeur de l'état civil a le devoir de contester les actes de naissance dont un prénom peut porter préjudice à l'intérêt de l'enfant. Ainsi, trois cas particuliers sont passés devant monsieur le Juge: C'est-un-ange, Ivory et Spatule. La Cour a donné raison aux parents de C'est-un-ange et d'Ivory. Pour les parents de la petite Spatule, le Juge a clairement dit dans son jugement que «ce nom est d'abord celui d'un objet commun auquel n'est rattaché aucune qualité exceptionnelle; celui d'une fleur pas particulièrement prisée; et celui d'oiseaux échassiers au bec long et plat. L'intérêt de l'enfant doit prévaloir sur le souci d'originalité des parents».

Toutefois, en 1983, le Cour de la Colombie-Britannique a autorisé le couple Vaughn-Hulbert d'enregistrer le prénom «God's Loving Kindness» (Vaughn-Hulbert and Director of Vital Statistics (1983) 4 DLR (4th) 45 (BCSC) ). Original me direz-vous? Pas tellement si on considère que le couple avait déjà pu enregistrer sans problème les prénoms de ses autres enfants: Repent of Your Sins, Repent or Burn Forever, Messiah is Coming et Mashiah Hosannah.

Il faut spécifier que Mashiah (photo ci-dessus) n'a pas trop mal tourné puisqu'elle commence une carrière à Hollywood. On a pu la voir dans Fantastic Four 1 et 2 et dans Scary Movie 4.

Les milieux juridiques et politiques se sont souvent bombés le torse pour vanter à quel point notre Code Civil était avant-gardiste par rapport au Common Law. Est-ce que cet avant-gardisme doit se traduire par la création de nouvelles structures gouvernementales (Directeur de l'État civil, Régie du Logement, Registre des droits personnels et réels mobiliers) et d'un interventionnisme pervers dans la vie strictement privée des gens? Y a-t-il quelque chose de plus privé que le ou les prénom(s) donné(s) à son enfant?

2 commentaires:

VivianeB a dit...

Il ne s'agit pas de «la petite» Spatule mais du petit. Il s'agit de mon frère, et je vous jure qu'il ne se porte pas mal. De toute manière, si personne n'avait fait un cas de cette histoire et avait laissé mes parents mettrent comme TROISIÈME PRÉNOM (je tiens à spécifier)il aurait eu beaucoup plus la paix que maintenant. Jamais je ne dirais que mes parents n'ont aucun bon jugement, ce sont des personnes très cultivées, qui ont leurs raisons, celles qu'ils n'ont pas exprimées devant la cour et aux médias, et qui ne regarde personne. Tout comme le choix du 3e prénom de mon frère.

Viviane

Anonyme a dit...

Mechant nom de marde